ZWO Seestar S50 vs Vaonis Vespera III : lequel choisir ?

Prenez le ZWO Seestar S50 à 499 € : il offre exactement la même ouverture de 50 mm que le Vaonis Vespera III à 2 490 €, soit cinq fois moins cher pour la même surface collectrice. Ce qui peut malgré tout justifier l’écart n’est pas optique : c’est le champ large associé à 8,3 Mpx et à 11 h d’autonomie, sachant qu’aucun test indépendant du Vespera III n’a été publié à ce jour.

Le verdict en 20 secondes

Prenez le Seestar S50 si vous voulez le maximum de performance optique par euro : 50 mm à f/5, 250 mm de focale, double-bande et filtre solaire inclus, trépied carbone fourni, logiciel mature. Vérifiez le stock, la disponibilité étant tendue.

Prenez le Vespera III si le grand champ défini et les nuits entières sont votre priorité et que le budget ne l’est pas : 2,5° × 1,4° en natif, 4,33° × 2,43° en mosaïque CovalENS à 24 Mpx, 11 h d’autonomie, 115 Go, anti-buée intégré et garantie 5 ans. En sachant que vous achetez sur spécifications constructeur, sans mesure indépendante.

Les chiffres côte à côte

Critère ZWO Seestar S50 Vaonis Vespera III
Prix indicatif 499 € 2 490 €
Ouverture 50 mm 50 mm
Focale 250 mm 245 mm
Rapport f/ f/5 f/4,9
Capteur Sony IMX462 Sony IMX585 (1/1,2″, photosites 2,9 µm)
Résolution 2,1 Mpx (1 080 × 1 920) 8,3 Mpx (3 840 × 2 160)
Champ de vision 0,73° × 1,29° 2,5° × 1,4° (4,33° × 2,43° en mosaïque)
Monture Alt-azimutale motorisée Alt-azimutale motorisée
Mode équatorial Oui, par firmware, trépied EQ requis Non, altazimutal
Filtres intégrés UV/IR-cut, double-bande Hα/OIII, dark ; solaire fourni Aucun ; solaire, dual-band et CLS en option
Mosaïque Oui, ajoutée par firmware Oui, CovalENS, 24 Mpx
Autonomie 6 h (batterie 6 000 mAh) 11 h annoncées
Stockage 64 Go (eMMC), environ 50 Go utiles 115 Go (eMMC)
Poids 2,5 kg 5 kg
Trépied inclus Oui, carbone Oui, aluminium haut avec niveau à bulle
Disponibilité Tendue, rupture sur le site officiel Disponible, sorti le 11 avril 2026

Ce qui les sépare vraiment

Optique et collecte de lumière

C’est le point qui rend cette comparaison singulière : les deux appareils ouvrent à 50 mm, avec 250 mm de focale à f/5 pour le S50 et 245 mm à f/4,9 pour le Vespera III. La surface collectrice est identique, la vitesse quasiment la même. Le Vaonis oppose un quadruplet apochromatique à trois groupes, champ plat et baffles anti-lumière parasite, au triplet ED de ZWO : une chaîne plus soignée, qui ne capte pourtant pas un photon de plus. Aucun des deux n’est adapté au planétaire. Gagnant sur la qualité de construction optique : le Vespera III. Gagnant sur le rapport lumière collectée par euro : le Seestar S50, et de très loin.

Capteur, définition et champ

Ici l’écart est réel et se paie. Le S50 reste sur un IMX462 de 2,1 Mpx en 1 080 × 1 920 vertical, et sur 0,73° × 1,29° qui impose la mosaïque dès qu’un objet dépasse le degré. Le Vespera III monte un IMX585 de 8,3 Mpx sur 2,5° × 1,4° en natif, extensible à 4,33° × 2,43° et 24 Mpx via la mosaïque CovalENS, conçue pour élargir le champ de façon native. Quatre fois la définition, plus de trois fois la surface de ciel, et de quoi imprimer en grand format là où le S50 se limite à l’écran. Gagnant sans discussion : le Vespera III.

Autonomie, poids et transport

Le S50 annonce 6 h avec sa batterie de 6 000 mAh, ce qui couvre une nuit, et 64 Go dont environ 50 Go utiles. Le Vespera III revendique 11 h et 115 Go, avec 15 slots multi-nuits, un GPS et un transfert USB-C à environ 30 Mo/s : un ensemble cohérent pour qui laisse tourner l’instrument toute la nuit. L’anti-buée avant intégré est un vrai plus en site humide. Le prix de cette endurance est la masse : 5 kg contre 2,5 kg, soit le double. Gagnant sur les sessions longues : le Vespera III. Gagnant sur la portabilité : le Seestar S50.

Filtres, logiciel et coût réel

Le S50 intègre un UV/IR-cut, un dark et le double-bande le plus agressif de la gamme Seestar, OIII 30 nm et Hα 20 nm, avec le filtre solaire fourni : rien à racheter. Le Vespera III n’embarque aucun filtre. Le solaire, le dual-band et le CLS restent clipsables et vendus en option, ce qui pousse le budget réel au-delà des 2 490 €, notamment si vous visez les nébuleuses en émission ou le Soleil. Aucun abonnement de part et d’autre. Côté logiciel, le S50 bénéficie de l’écosystème le plus mature du marché, mosaïque et mode EQ ajoutés par firmware sans surcoût, quand le Vespera III reste altazimutal. Sur le coût réel, pas de débat. Gagnant : le Seestar S50.

Lequel choisir selon votre usage

Pour débuter

Le S50, à condition de le trouver : il est en rupture sur le site officiel ZWO et plusieurs revendeurs le donnent pour remplacé, sans confirmation d’arrêt de la part de ZWO. Mettre 2 490 € dans un premier instrument dont aucun test indépendant n’a été publié n’a aucun sens. Si le S50 vous échappe, le ZWO Seestar S30 à 399 € prend le relais. Verdict : Seestar S50.

Pour les grandes nébuleuses

Le Vespera III, et c’est là qu’il justifie le mieux son prix : 2,5° × 1,4° d’un seul pointage, 4,33° × 2,43° en CovalENS, avec 8,3 Mpx pour tenir la définition sur toute la surface. Le S50 doit assembler, et il assemble en 2,1 Mpx. Verdict : Vespera III.

Pour les petits objets et les galaxies

Ouverture identique, focale quasi identique : la lumière collectée est la même, et sur les cibles compactes le S50 concentre ses pixels sur un champ plus serré. Le Vespera III ne fera pas mieux sur ce terrain pour 2 000 € de plus. Verdict : Seestar S50.

Pour observer en ville

Le S50 embarque son double-bande Hα/OIII d’origine, quand le Vespera III exige l’achat d’un filtre dual-band ou CLS clipsable. À ouverture égale, l’appareil qui filtre sans supplément gagne. Verdict : Seestar S50.

Pour voyager

2,5 kg contre 5 kg : le Vespera III est un instrument que l’on installe dans son jardin, pas que l’on emporte. Le S50 reste transportable, et si vous cherchez plus léger encore, le DwarfLab Dwarf 3 descend à 1,3 kg. Verdict : Seestar S50.

Questions fréquentes

Le Vespera III a-t-il été testé indépendamment ?

Non. Aucun test indépendant n’a été publié à ce jour. L’appareil est sorti le 11 avril 2026 et les seules données disponibles sont les spécifications constructeur. Toute affirmation sur ses performances mesurées est à considérer avec prudence.

Le Vespera III est-il livré avec des filtres ?

Non, aucun filtre n’est intégré : le solaire, le dual-band et le CLS sont clipsables et vendus en option. Le budget réel dépasse donc les 2 490 € annoncés. Le S50, lui, inclut son double-bande et son filtre solaire.

Le Seestar S50 est-il encore commercialisé ?

Il est en rupture sur le site officiel ZWO et plusieurs revendeurs le donnent pour remplacé, mais ZWO n’a pas confirmé officiellement l’arrêt du modèle. Vérifiez le stock avant de fonder votre choix dessus.

À ouverture égale, pourquoi un tel écart de prix ?

Parce que l’écart ne porte pas sur l’optique mais sur le capteur, le champ, l’endurance et la finition : 8,3 Mpx contre 2,1 Mpx, 11 h contre 6 h, 115 Go contre 64 Go, anti-buée et garantie 5 ans. À budget plus contenu, le Vaonis Vespera II à 1 590 € offre la même optique et le même capteur que le III, avec des tests publiés à l’appui.

Lequel dispose d’un mode équatorial ?

Seulement le S50, ajouté par firmware, et il réclame un trépied ou une tête équatoriale. Le Vespera III est purement altazimutal. Pour comparer d’autres approches, consultez tous les comparatifs.

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