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Marque : ZWO

  • ZWO Seestar S30

    Le Seestar S30 est le télescope intelligent le plus vendu au monde, et ce n’est pas un hasard : à 399 €, il fait entrer l’astrophotographie automatisée dans un budget que presque personne d’autre n’atteint. Son ouverture de 30 mm le limite réellement sur les objets faibles, mais son champ large et son automatisation totale en font le meilleur premier instrument du marché.

    Verdict en trois lignes

    Le S30 vise juste là où ça compte pour un débutant : on le pose, on choisit une cible dans l’application, et une heure plus tard on a une image de nébuleuse exploitable. Pas d’alignement polaire, pas de collimation, pas de mise au point manuelle. En contrepartie, ses 30 mm d’ouverture collectent peu de lumière : sur les galaxies faibles il faut accumuler beaucoup de poses, et le planétaire lui échappe presque entièrement.

    Si votre budget peut monter à 549 €, le DwarfLab Dwarf 3 offre un capteur quatre fois plus défini. Si vous visez les petits objets, le Seestar S50 et sa focale de 250 mm sont plus indiqués, et le Seestar S30 Pro quadruple la définition à ouverture égale. Mais pour commencer sans se tromper, le S30 reste la référence.

    Le Seestar S30 est fait pour vous si…

    • C’est votre premier instrument et vous voulez des résultats dès la première nuit, sans apprentissage technique.
    • Vous photographiez surtout des grandes nébuleuses : le champ de 1,20° × 2,13° cadre Orion, les Dentelles du Cygne ou la nébuleuse de l’Amérique du Nord sans mosaïque.
    • Vous observez depuis la ville : le filtre double-bande Hα/OIII intégré fait un travail remarquable sur les nébuleuses en émission malgré la pollution lumineuse.
    • Vous voyagez léger : 1,65 kg, 2,12 kg avec le trépied et l’étui, il passe en bagage cabine.
    • Vous voulez observer le Soleil : le filtre solaire magnétique est fourni, ce qui est rare à ce prix.

    À éviter si…

    • Vous voulez faire du planétaire. Avec 150 mm de focale, Jupiter et Saturne restent de petites taches. C’est la limite la plus nette de l’appareil.
    • Vous visez les galaxies lointaines ou les objets de faible surface : 30 mm d’ouverture, c’est peu, et aucun traitement logiciel ne compense la lumière qu’on n’a pas collectée.
    • Vous comptez recadrer ou imprimer en grand format : le capteur sort 2,1 Mpx, contre 8,3 Mpx chez le Dwarf 3 au même format.
    • Vous observez par grand froid : l’autonomie annoncée de 6 heures chute nettement sous 0 °C.

    Ce qu’il vaut vraiment sur le terrain

    Ciel profond

    C’est son domaine. Le rapport f/5 est rapide, et le filtre double-bande (OIII 30 nm, Hα 20 nm) fait ressortir les nébuleuses en émission même sous un ciel de banlieue. Comptez 30 à 60 minutes d’accumulation pour une image propre d’une cible lumineuse comme M42, davantage pour les Dentelles. Sur les galaxies, en revanche, l’ouverture montre ses limites : M31 passe, M51 demande de la patience et beaucoup de poses.

    Lune et Soleil

    La Lune est très correcte : le champ large la contient entièrement avec de la marge, et le résultat est net. Le filtre solaire magnétique fourni permet de suivre les taches sans accessoire supplémentaire — un vrai plus pour un usage familial ou pédagogique.

    Planètes

    C’est sa faiblesse assumée. 150 mm de focale ne suffisent pas : les planètes restent minuscules même après recadrage. Si le planétaire compte pour vous, aucun télescope intelligent de cette catégorie ne conviendra vraiment — c’est une limite de la famille entière, pas seulement du S30.

    Mode équatorial

    Le S30 accepte des poses plus longues en mode équatorial, mais cela suppose la tête TH10, vendue séparément. Sans elle, la rotation de champ limite mécaniquement la durée de chaque pose unitaire. À prendre en compte dans le budget réel si vous voulez pousser l’appareil.

    Points forts et points faibles

    Points forts

    • Automatisation intégrale, aucun réglage à faire
    • Filtre double-bande Hα/OIII et filtre solaire inclus
    • Champ large, idéal pour les grandes nébuleuses
    • 1,65 kg : transport en bagage cabine
    • Aucun abonnement, toutes les fonctions incluses

    Points faibles

    • 30 mm d’ouverture : limité sur les objets faibles
    • Capteur de 2,1 Mpx seulement
    • Inutilisable en planétaire
    • Autonomie en net retrait par grand froid
    • Mode équatorial payant (tête TH10 en option)

    Seestar S30 face à ses concurrents directs

    Seestar S30 vs DwarfLab Dwarf 3

    Le duel le plus fréquent. Le Dwarf 3 coûte 150 € de plus et apporte un capteur IMX678 de 8,3 Mpx contre 2,1 Mpx, un champ encore plus large (2,93° × 1,65°) et trois filtres commutables. Le S30 répond par un trépied inclus — le Dwarf 3 n’en a pas — et une prise en main plus simple. Pour la qualité d’image brute, le Dwarf 3 ; pour la simplicité et le budget total, le S30.

    Seestar S30 vs Seestar S50

    Le S50 monte à 50 mm d’ouverture et 250 mm de focale pour 499 €. Il collecte nettement plus de lumière et cadre mieux les petits objets, mais son champ de 0,73° × 1,29° est trop étroit pour les grandes nébuleuses, et il pèse 2,5 kg. Grandes nébuleuses et portabilité : S30. Galaxies et amas serrés : S50.

    Seestar S30 vs Seestar S30 Pro

    Le S30 Pro conserve l’ouverture de 30 mm mais passe au capteur IMX585 de 8,3 Mpx, avec 128 Go de stockage et une seconde voie grand-angle en 4K. À 749 €, il coûte presque le double. Le gain est réel sur la définition, pas sur la capacité à capter la lumière.

    Seestar S30 vs DwarfLab Dwarf Mini

    Le Dwarf Mini reprend le même capteur IMX662 et la même ouverture de 30 mm dans un boîtier de 840 g, à 419 €. Il autorise des poses de 90 secondes en mode équatorial sans accessoire, mais n’inclut pas de trépied et n’a aucune certification d’étanchéité. Le plus portable des deux est le Mini ; le plus complet à la sortie du carton reste le S30.

    Alternatives selon le budget

    • Moins cher : aucun télescope intelligent sérieux en dessous. Le Vaonis Hestia à 229 € est un module pour smartphone sans motorisation — utile pour la Lune, pas pour le ciel profond.
    • Budget équivalent : DwarfLab Dwarf Mini (419 €), plus compact, capteur identique.
    • Un cran au-dessus : Seestar S50 (499 €) ou Dwarf 3 (549 €).
    • Changement de catégorie : Vaonis Vespera II (1 590 €), 50 mm et capteur 8,3 Mpx avec mode mosaïque.

    Questions fréquentes

    Le Seestar S30 nécessite-t-il un abonnement ?

    Non. Toutes les fonctions — empilement, planification multi-nuits, traitement, export — sont incluses. Aucun télescope intelligent du marché n’impose aujourd’hui d’abonnement, Unistellar compris.

    Peut-on l’utiliser en ville ?

    Oui, et c’est même l’un de ses points forts. Le filtre double-bande Hα/OIII intégré coupe l’essentiel de la pollution lumineuse sur les nébuleuses en émission. Les galaxies, elles, restent difficiles en zone très polluée.

    Quelle différence avec le Seestar S50 ?

    L’ouverture (30 contre 50 mm) et la focale (150 contre 250 mm). Le S30 offre un champ trois fois plus large et pèse 1 kg de moins ; le S50 collecte plus de lumière et grossit davantage.

    Le trépied est-il inclus ?

    Oui, un trépied carbone est fourni, ainsi qu’un filtre solaire magnétique. C’est un avantage réel face au Dwarf 3 et au Dwarf Mini, vendus sans trépied.

    Combien de temps de pose faut-il pour une belle image ?

    Comptez 30 à 60 minutes d’accumulation sur une nébuleuse lumineuse, 2 à 3 heures sur une cible faible. Le planificateur multi-nuits permet de cumuler ces poses sur plusieurs sessions.

  • ZWO Seestar S30 Pro

    Le Seestar S30 Pro est un télescope intelligent à double optique vendu 749 €, capable de photographier le ciel en 4K sur deux champs simultanés. Reste que son ouverture de 30 mm ne change pas de physique : il collecte la lumière d’un chercheur, avec un capteur de très bonne facture derrière.

    Verdict en trois lignes

    Le S30 Pro vise l’astrophotographe débutant ou intermédiaire qui veut des images larges, propres et exploitables sans rien connaître de la mise en station, du guidage ou de l’empilement. Ses deux voies — 160 mm de focale à f/5,3 pour le ciel profond, 6 mm de focale à f/1,75 pour un champ de 63° — enregistrent toutes deux en 4K (8,3 Mpx, 2160 × 3840) sur des capteurs Sony IMX585 et IMX586. Le télé cadre 2,24° × 3,99°, soit 4,6° de diagonale : de quoi contenir les grandes nébuleuses et les amas ouverts dans une seule image, avec assez de pixels pour recadrer ensuite. C’est là qu’il gagne vraiment, et la surface sensible du capteur, environ quadruple de celle du S30, se voit immédiatement sur la finesse des étoiles et la latitude de recadrage.

    Ce qu’il ne fait pas : creuser. Trente millimètres d’ouverture restent trente millimètres, et les cibles franchement faibles demandent des sessions longues pour un résultat qui plafonne. Son filtre anti-pollution est aussi moins agressif que le double-bande du S50, ce qui pénalise les nébuleuses en émission sous ciel urbain. Si vous cherchez le détail plutôt que le champ, le Seestar S50 et ses 250 mm échantillonnent nettement mieux les petits objets ; si l’idée du grand champ vous plaît mais pas le tarif, le Seestar S30 à 399 € offre la même ouverture avec un capteur de 2,1 Mpx seulement.

    Le Seestar S30 Pro est fait pour vous si…

    • Vous photographiez surtout des objets étendus. Un champ de 2,24° × 3,99° laisse de la marge de composition là où le S50 (0,73° × 1,29°) impose la mosaïque.
    • Vous voulez de la définition. 8,3 Mpx en 4K sur les deux voies, quand le S30 se limite à 2,1 Mpx : le recadrage et l’impression deviennent réellement possibles.
    • Vous voyagez léger. 1,65 kg, trépied carbone inclus, 6 h d’autonomie en imagerie et 128 Go de stockage interne : une nuit complète sans logistique.
    • Vous voulez automatiser. La compatibilité ASCOM Alpaca, en plus du Wi-Fi 2,4/5 GHz, du Bluetooth et du NFC, ouvre la porte aux séquences pilotées depuis un PC.
    • Vous observez dans l’humide. La résistance à la buée est intégrée, sans résistance externe ni batterie supplémentaire à gérer.

    À éviter si…

    • Vos cibles favorites sont petites et faibles. À 160 mm de focale et 30 mm d’ouverture, les galaxies compactes resteront des taches, quel que soit le temps de pose cumulé.
    • Vous observez depuis un centre-ville. Le filtre anti-pollution du S30 Pro est moins sélectif que le double-bande OIII 30 nm / Hα 20 nm du S50, et cela se voit sur le fond de ciel.
    • Vous comptez sur le mode équatorial. Il existe, mais passe par la tête TH10 vendue en option : le prix réel dépasse alors les 749 €.
    • Vous refusez de dépendre d’une application. Tout passe par le logiciel ZWO, du cadrage à l’export : aucun mode de secours autonome.

    Ce qu’il vaut vraiment sur le terrain

    Ciel profond

    C’est son terrain de jeu, à condition de choisir des cibles grandes et lumineuses. Le rapport f/5,3 sur la voie télé reste rapide, et l’IMX585 encaisse bien les poses courtes empilées. Les nébuleuses en émission profitent du double-bande OIII 30 nm / Hα 20 nm, la fonction mosaïque automatisée permet d’assembler jusqu’en 8K pour couvrir des régions entières, et le mode Voie lactée exploite la voie grand-angle. En revanche, sur les objets faibles, on atteint vite un palier : le signal manque, et aucun traitement ne l’invente.

    Lune et Soleil

    Le filtre solaire magnétique est fourni, ce qui rend l’observation diurne immédiate et sûre à condition de vérifier sa fixation avant chaque session. Sur la Lune, 160 mm de focale donnent un disque complet largement contenu dans le champ, avec un rendu net grâce aux 8,3 Mpx : c’est un bon appareil de suivi d’éclipse ou de phases, pas un instrument de relief lunaire à fort grossissement.

    Planètes

    À écarter d’emblée. Avec 30 mm d’ouverture et 160 mm de focale, Jupiter et Saturne apparaissent comme de petits disques : on identifie les anneaux, on devine les bandes, on ne détaille rien. Le mode vidéo (4 h d’autonomie) permet de capturer des séquences, mais l’échantillonnage plafonne. Aucun télescope intelligent de cette catégorie ne fait mieux ; il faut changer de famille d’instrument.

    Double voie, mosaïque et grand-angle

    C’est l’argument réellement différenciant. La voie grand-angle, 3,4 mm d’ouverture et 6 mm de focale à f/1,75, couvre 63° et enregistre elle aussi en 4K : conjonctions, aurores, filés de Voie lactée et cadrage paysage se font sans second appareil. Deux voies 4K à ce tarif n’existaient pas avant lui. Combinée à la mosaïque automatisée et à l’assemblage 8K, cette architecture transforme le S30 Pro en outil de grand champ plutôt qu’en télescope miniature — et c’est ainsi qu’il faut le juger.

    Points forts

    • Deux voies en 4K, inédites à ce prix
    • Capteur environ 4× plus grand que celui du S30
    • Champ de 2,24° × 3,99° très polyvalent
    • Anti-buée intégré, trépied carbone inclus
    • ASCOM Alpaca et aucun abonnement

    Points faibles

    • 30 mm d’ouverture : cibles faibles hors de portée
    • Filtre anti-pollution moins efficace que celui du S50
    • Mode EQ conditionné à la tête TH10 en option
    • Dépendance totale à l’application ZWO
    • Prix passé de 549 $ en précommande à 699 $

    Le Seestar S30 Pro face à ses concurrents directs

    Seestar S30 Pro vs Seestar S30

    Même ouverture de 30 mm, donc même capacité de collecte : la différence est entièrement dans le capteur et l’électronique. Le S30 s’appuie sur un IMX662 de 2,1 Mpx, le Pro sur un IMX585 de 8,3 Mpx avec une surface sensible environ quadruple, plus une seconde voie grand-angle, l’anti-buée et l’ASCOM Alpaca. L’écart de prix est de 350 €. Si vous ne comptez ni recadrer ni imprimer, le S30 suffit ; dès que l’image compte comme fichier final, le Pro justifie son supplément.

    Seestar S30 Pro vs Dwarf 3

    Le Dwarf 3 à 549 € affiche 35 mm d’ouverture et un IMX678 de 8,3 Mpx, soit une définition équivalente pour 200 € de moins, mais un champ de 2,93° × 1,65° plus étroit dans un sens, et surtout aucun trépied fourni. Le S30 Pro répond par sa seconde voie 4K, sa mosaïque 8K, son trépied carbone et son anti-buée. Le Dwarf 3 gagne au rapport prix/ouverture, le S30 Pro gagne dès qu’on regarde l’ensemble livré.

    Seestar S30 Pro vs Seestar S50

    Le S50 à 499 € oppose 50 mm d’ouverture et 250 mm de focale à un capteur de 2,1 Mpx seulement, avec un champ de 0,73° × 1,29°. Il échantillonne mieux les petits objets et filtre plus agressivement la pollution lumineuse ; il perd sur le champ, la définition et le poids (2,5 kg contre 1,65 kg). Petits objets et ciel urbain : S50. Grands champs, définition et transport : S30 Pro.

    Alternatives selon le budget

    • Moins cher : le Seestar S30 à 399 €, même optique de 30 mm, capteur 2,1 Mpx, champ encore plus large.
    • Budget proche : le Dwarf 3 à 549 €, 35 mm et 8,3 Mpx, à condition d’ajouter un trépied.
    • Un cran au-dessus : le Vespera II à 1 590 €, 50 mm et IMX585 de 8,3 Mpx, avec la mosaïque CovalENS.
    • Changement de catégorie : l’eVscope 2 ou l’Odyssey, si l’observation à l’oculaire prime sur le fichier image.

    Questions fréquentes

    Le Seestar S30 Pro vaut-il ses 749 € face au S30 à 399 € ?

    Oui si vous voulez des fichiers exploitables au-delà de l’écran : 8,3 Mpx contre 2,1 Mpx, un capteur environ quatre fois plus grand, une seconde voie 4K et l’anti-buée. Non si vous partagez uniquement sur les réseaux : l’ouverture, donc la capacité à révéler des objets faibles, est strictement identique.

    Peut-on faire des poses longues avec le Seestar S30 Pro ?

    La monture est alt-azimutale d’origine, ce qui limite la durée unitaire des poses à cause de la rotation de champ. Le mode équatorial est possible, mais il exige la tête TH10 vendue en option. À budgéter en plus des 749 €.

    Le Seestar S30 Pro fonctionne-t-il en ville ?

    Il embarque un filtre UV/IR-cut et un double-bande OIII 30 nm / Hα 20 nm, efficace sur les nébuleuses en émission. Son filtrage anti-pollution reste toutefois documenté comme moins agressif que celui du S50 : sous ciel très pollué, l’écart se voit sur le fond de ciel.

    Faut-il un abonnement pour utiliser le Seestar S30 Pro ?

    Non. Aucune fonction n’est verrouillée derrière un abonnement, et les 128 Go de stockage eMMC sont embarqués. L’application ZWO reste en revanche indispensable au pilotage, sauf à passer par ASCOM Alpaca.

    Quand le Seestar S30 Pro est-il disponible et pourquoi son prix a-t-il augmenté ?

    Les précommandes ont ouvert le 31 décembre 2025, avec des livraisons à partir du 31 janvier 2026. Lancé à 549 $ en précommande, il est passé à 699 $ / 749 € lors d’une hausse officielle le 1er mai 2026.

  • ZWO Seestar S50

    Le Seestar S50 est le télescope intelligent le plus abouti à 499 €, avec 50 mm d’ouverture, 250 mm de focale et près de trois ans de mises à jour derrière lui. Son capteur de 2,1 Mpx et son champ de 1° environ le cantonnent en revanche aux objets petits et lumineux.

    Verdict en trois lignes

    Le S50 s’adresse à celui qui veut le meilleur échantillonnage possible dans cette catégorie sans y mettre plus de 500 €. Ses 250 mm de focale à f/5 sur un réfracteur apo triplet ED lui donnent l’échelle d’image la plus fine du lot : amas globulaires, nébuleuses planétaires, petites galaxies et régions lunaires y gagnent un piqué que ni le S30 ni le Dwarf 3 n’atteignent. Ajoutez l’écosystème logiciel le plus mature du marché — mosaïque et mode EQ arrivés par firmware après la sortie d’octobre 2023 —, le trépied carbone inclus et l’absence totale d’abonnement.

    Ce qu’il ne fait pas : le grand champ. 0,73° × 1,29° ne contiennent ni M31 ni les grandes nébuleuses sans passer par la mosaïque, et le capteur IMX462 de 2,1 Mpx en format vertical (1080 × 1920) ferme la porte à l’impression grand format. Point de vigilance commercial : le S50 est en rupture sur le site officiel ZWO et donné pour remplacé par plusieurs revendeurs, mais ZWO n’a pas confirmé officiellement son arrêt. Si le grand champ vous intéresse davantage, regardez le S30 Pro et ses 8,3 Mpx.

    Le Seestar S50 est fait pour vous si…

    • Vos cibles sont petites. 250 mm de focale pour 50 mm d’ouverture : c’est le meilleur échantillonnage de la catégorie sur les objets compacts.
    • Vous observez sous ciel pollué. Le double-bande OIII 30 nm / Hα 20 nm est le filtrage le plus agressif de la gamme Seestar et sauve les nébuleuses en émission.
    • Vous voulez un produit fini. Trépied carbone, étui, filtre solaire, 64 Go de stockage (environ 50 Go utiles) : rien à racheter pour démarrer.
    • Vous comptez sur les mises à jour. Mosaïque et mode équatorial sont arrivés après la sortie, sur un appareil déjà vendu, sans coût supplémentaire.
    • Vous refusez les abonnements. Toutes les fonctions sont incluses, le pilotage passe par Wi-Fi 2,4/5 GHz, Bluetooth ou USB-C.

    À éviter si…

    • Vous voulez photographier M31 ou les grandes nébuleuses. Un champ d’environ 1° impose systématiquement la mosaïque, avec le temps de session que cela suppose.
    • Vous voulez imprimer. 2,1 Mpx en 1080 × 1920, en format vertical : l’affichage écran passe, le tirage grand format non.
    • Vous voulez poser longtemps sans accessoire. En alt-azimutal, la rotation de champ se manifeste au-delà de 30 s ; le mode EQ exige un trépied ou une tête équatoriale.
    • Vous voulez acheter immédiatement. La disponibilité est tendue, avec une rupture sur le site officiel et des revendeurs qui l’annoncent remplacé — sans confirmation d’arrêt de la part de ZWO.

    Ce qu’il vaut vraiment sur le terrain

    Ciel profond

    C’est là qu’il se distingue, mais par la finesse plutôt que par l’ampleur. Les 50 mm d’ouverture à f/5 collectent nettement plus que les 30 mm des Seestar d’entrée de gamme, et les 250 mm de focale répartissent le signal sur une échelle d’image favorable aux petits objets. Le revers est mécanique : avec 0,73° × 1,29°, tout objet dépassant le degré sort du cadre. La mosaïque, ajoutée par firmware, règle le problème au prix d’une session bien plus longue et d’un assemblage à surveiller.

    Lune et Soleil

    Le meilleur compromis de la gamme. À 250 mm, la Lune remplit une part appréciable du champ et les 50 mm d’ouverture donnent du contraste sur les terminateurs. Le filtre solaire est fourni : taches et éclipses partielles se suivent sans achat complémentaire, à condition de contrôler la fixation avant chaque session. Le capteur de 2,1 Mpx est ici moins pénalisant, la cible étant lumineuse et le rendu vidéo exploitable.

    Planètes

    Mieux que ses petits frères, sans être un instrument planétaire. 250 mm de focale et 50 mm d’ouverture montrent les anneaux de Saturne et les satellites galiléens ; les bandes de Jupiter restent au seuil. On reste dans le registre du témoignage plutôt que de l’image planétaire détaillée, laquelle demande une tout autre ouverture et une focale bien supérieure.

    Mode EQ, rotation de champ et autonomie

    Le mode équatorial ajouté par firmware est la mise à jour la plus utile de la vie du produit : il repousse la rotation de champ qui, en alt-azimutal, limite les poses unitaires au-delà de 30 s. Il demande cependant un trépied ou une tête EQ, donc un investissement supplémentaire. Côté endurance, la batterie de 6 000 mAh tient environ 6 h, ce qui couvre une nuit complète ; les 64 Go internes, dont environ 50 Go utiles, imposent en revanche des transferts réguliers si vous empilez les brutes.

    Points forts

    • 250 mm de focale : le meilleur échantillonnage du lot
    • Double-bande OIII/Hα efficace en ciel pollué
    • Écosystème logiciel le plus mature, mises à jour continues
    • Trépied carbone, étui et filtre solaire inclus
    • Aucun abonnement, 499 € tout compris

    Points faibles

    • Champ de 0,73° × 1,29° : trop étroit pour M31
    • Capteur de 2,1 Mpx en format vertical
    • Rotation de champ au-delà de 30 s sans mode EQ
    • Mode EQ conditionné à un trépied ou une tête dédiée
    • Disponibilité tendue, rupture sur le site officiel

    Le Seestar S50 face à ses concurrents directs

    Seestar S50 vs Seestar S30

    Le S30 à 399 € prend le contre-pied exact : 1,20° × 2,13° de champ, soit près de trois fois la surface couverte, mais 30 mm d’ouverture seulement et une focale bien plus courte. Le S50 collecte plus de lumière et résout mieux ; le S30 cadre ce qui ne rentre pas. Le choix ne se fait pas sur le prix mais sur vos cibles : compactes, prenez le S50 ; étendues, prenez le S30.

    Seestar S50 vs Dwarf 3

    Le Dwarf 3 à 549 € aligne 8,3 Mpx et un champ large là où le S50 plafonne à 2,1 Mpx sur environ 1°. En contrepartie, le S50 conserve 50 mm d’ouverture, une focale de 250 mm, un trépied carbone fourni et l’écosystème ZWO. Le Dwarf 3 produit des fichiers plus grands, le S50 produit des étoiles mieux résolues : c’est un arbitrage définition contre échantillonnage.

    Seestar S50 vs Vespera II

    Le Vespera II à 1 590 € partage les 50 mm d’ouverture mais y adjoint un IMX585 de 8,3 Mpx et la mosaïque CovalENS, conçue pour élargir le champ de façon native. Le triple de prix, donc, pour la même surface collectrice et une meilleure chaîne d’image. À budget contraint le S50 offre l’essentiel de la performance optique ; le Vespera II se paie sur le traitement et le champ, pas sur l’ouverture.

    Alternatives selon le budget

    • Moins cher : le Seestar S30 à 399 €, champ de 1,20° × 2,13° pour les grands objets.
    • Budget équivalent : le Dwarf 3 à 549 €, 8,3 Mpx et champ large, sans trépied fourni.
    • Un cran au-dessus : le Seestar S30 Pro à 749 € (double voie 4K), puis le Vespera II à 1 590 €.
    • Changement de catégorie : l’Odyssey ou l’eVscope 2, si vous voulez observer à l’oculaire et non seulement sur écran.

    Questions fréquentes

    Le Seestar S50 est-il arrêté ?

    Il est en rupture sur le site officiel ZWO et plusieurs revendeurs le donnent pour remplacé, mais ZWO n’a pas confirmé officiellement l’arrêt du modèle. Autrement dit, la disponibilité est tendue sans que la fin de commercialisation soit établie : vérifiez le stock avant de fonder votre choix dessus.

    Peut-on photographier M31 avec le Seestar S50 ?

    Pas en une seule image : le champ de 0,73° × 1,29° est trop étroit pour la galaxie d’Andromède. La fonction mosaïque, ajoutée par mise à jour firmware, permet de l’assembler en plusieurs panneaux, au prix d’une session sensiblement plus longue.

    Faut-il choisir le Seestar S50 ou le Seestar S30 ?

    Le S50 pour les objets compacts et le ciel pollué, grâce à ses 50 mm d’ouverture, ses 250 mm de focale et son double-bande. Le S30, à 399 €, pour les grands champs avec 1,20° × 2,13°. Les deux partagent le même capteur de 2,1 Mpx et la même absence d’abonnement.

    Le mode EQ du Seestar S50 nécessite-t-il du matériel supplémentaire ?

    Oui. Le mode équatorial a été ajouté par firmware, mais il demande un trépied ou une tête équatoriale pour être exploité. Sans lui, la rotation de champ se manifeste au-delà de 30 s de pose unitaire en alt-azimutal.

    Peut-on imprimer les photos du Seestar S50 en grand format ?

    Non. Le capteur IMX462 délivre 2,1 Mpx en 1080 × 1920, un format vertical qui convient à l’écran et au partage mais pas au tirage de grande taille. Pour de l’impression, orientez-vous vers un modèle 8,3 Mpx comme le S30 Pro ou le Dwarf 3.

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