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Marque : Vaonis

  • Vaonis Vespera III

    Le Vaonis Vespera III est un télescope intelligent de 50 mm à f/4,9 vendu 2 490 €, sorti le 11 avril 2026, qui mise sur l’endurance plutôt que sur l’optique : 11 h d’autonomie et 115 Go de stockage. Précision indispensable : aucun test indépendant n’a été publié à ce jour, tout ce qui suit repose sur les spécifications constructeur.

    Verdict en trois lignes

    Sur le papier, le Vespera III reprend l’architecture du Vespera II en la peaufinant : réfracteur quadruplet apochromatique à trois groupes et champ plat, baffles anti-lumière parasite, 50 mm d’ouverture, 245 mm de focale à f/4,9, capteur couleur Sony IMX585 de 1/1,2″ (11,2 × 6,3 mm, photosites de 2,9 µm), 8,3 Mpx en 3840 × 2160 et 24 Mpx en mosaïque CovalENS. Le champ annoncé est de 2,5° × 1,4° en natif et 4,33° × 2,43° en mosaïque. S’y ajoutent le GPS, le Wi-Fi, l’USB-C avec transfert direct à environ 30 Mo/s, 15 slots multi-nuits, un trépied aluminium haut avec niveau à bulle et une garantie 5 ans.

    Le point décisif, c’est que l’ouverture, la focale et le capteur ne bougent pratiquement pas face au Vespera II, facturé 1 590 €. Les 900 € d’écart achètent de l’endurance et du confort, pas une meilleure image sur le papier. Aucun test indépendant n’étant paru, personne ne peut aujourd’hui affirmer que le rendu réel diffère. Si votre priorité est le budget, le Vespera II reste le choix documenté ; si vous voulez un vrai saut de capteur et de champ, c’est vers le Vespera Pro 2 qu’il faut regarder.

    Le Vespera III est fait pour vous si…

    • Vous voulez couvrir une nuit entière sans recharge. 11 h d’autonomie annoncées contre 4 h sur le Vespera II, soit un facteur 2,75 : c’est le seul écart vraiment structurant entre les deux modèles.
    • Vous accumulez beaucoup de données. 115 Go de stockage interne contre 25 Go, soit 4,6 fois plus, et un transfert USB-C annoncé à environ 30 Mo/s pour vider l’appareil rapidement.
    • Vous travaillez sur plusieurs nuits le même objet. Les 15 slots multi-nuits sont pensés pour cumuler les sessions sur une même cible, ce qui n’a de sens qu’avec une autonomie et un stockage à l’avenant.
    • Vous observez dans un environnement humide. L’anti-buée avant est intégré de série, là où le Vespera II n’en dispose pas : sur un site côtier ou en fond de vallée, c’est une nuit d’imagerie sauvée.
    • Vous comptez le garder longtemps. La garantie passe à 5 ans, un argument concret sur un appareil motorisé à 2 490 €.

    À éviter si…

    • Vous attendez une meilleure image que le Vespera II. Même ouverture de 50 mm, même capteur IMX585, même définition de 8,3 Mpx : rien dans les specs ne promet un gain de rendu.
    • Vous voulez acheter sur la foi de tests. Aucune mesure indépendante n’a été publiée depuis la sortie du 11 avril 2026. À 2 490 €, c’est un achat sur spécifications.
    • Vous pensiez avoir des filtres inclus. Aucun filtre n’est intégré : ils restent clipsables et en option, comme sur le Vespera II. Le budget réel dépasse donc les 2 490 €.
    • Vous visez le planétaire. 245 mm de focale à f/4,9 avec des photosites de 2,9 µm : c’est une configuration de grand champ, quasi identique à celle du Vespera II, que les tests classent comme inadapté au planétaire.

    Ce qu’il vaut vraiment sur le terrain

    Avertissement méthodologique : à ce jour, aucun test indépendant du Vespera III n’a été publié. Les paragraphes qui suivent décrivent ce que permettent ses spécifications, pas des performances mesurées.

    Ciel profond

    La chaîne optique est celle d’un instrument de grand champ : quadruplet apochromatique à trois groupes, champ plat, baffles anti-lumière parasite. L’ouverture de 50 mm et le capteur IMX585 étant identiques à ceux du Vespera II, aucune raison objective d’attendre un signal supérieur par unité de temps. En revanche, 11 h d’autonomie permettent d’accumuler beaucoup plus de poses sur une même nuit, et 115 Go évitent d’interrompre une acquisition faute de place. Le gain attendu est donc quantitatif, lié au temps d’intégration cumulé, pas qualitatif.

    Lune et Soleil

    À 245 mm de focale, la Lune occupera une portion modeste d’un champ de 2,5° × 1,4°, exactement comme sur le Vespera II. Pour le Soleil, aucun filtre n’est intégré : il faut passer par les filtres clipsables optionnels, sans quoi l’observation est impossible et dangereuse. Ces deux usages restent périphériques sur ce type d’appareil.

    Planètes

    La configuration ne s’y prête pas. Avec 245 mm de focale, f/4,9 et des photosites de 2,9 µm, l’échelle d’image est trop faible pour le planétaire détaillé. Les 5 mm de focale en moins face au Vespera II n’y changent rien, et les tests publiés sur ce dernier concluent déjà à une inadaptation au planétaire. Pour cet usage, regardez un instrument à longue focale comme l’Unistellar Odyssey.

    Sessions longues et multi-nuits

    C’est là que le Vespera III se distingue réellement de son prédécesseur, et c’est vérifiable sur fiche technique : 11 h contre 4 h, 115 Go contre 25 Go, 15 slots multi-nuits, GPS, trépied aluminium haut avec niveau à bulle et transfert USB-C à environ 30 Mo/s. Pour qui laisse tourner l’appareil toute la nuit et cumule les sessions, l’ensemble forme un tout cohérent que le Vespera II n’offre pas.

    Points forts

    Aucun test indépendant n’ayant été publié, les points ci-dessous reposent uniquement sur les écarts de spécifications face au Vespera II.

    • Autonomie annoncée de 11 h contre 4 h
    • 115 Go de stockage contre 25 Go
    • Anti-buée avant intégré de série
    • Garantie portée à 5 ans
    • 15 slots multi-nuits, GPS et transfert USB-C à environ 30 Mo/s

    Points faibles

    Même méthode : ce sont des écarts de specs et de prix, pas des défauts constatés en test.

    • 900 € de plus que le Vespera II sans gain optique
    • Ouverture, capteur et définition inchangés
    • Aucun filtre intégré, toujours en option
    • Configuration inadaptée au planétaire
    • Aucun test indépendant disponible à ce jour

    Le Vespera III face à ses concurrents directs

    Vespera III vs Vespera II

    C’est la comparaison qui compte. Le Vespera II est à 1 590 €, le III à 2 490 €. Optique et capteur sont quasi identiques : 50 mm dans les deux cas, IMX585 dans les deux cas, 8,3 Mpx dans les deux cas. La focale descend de 250 à 245 mm, un écart théorique d’environ 2 % qui devrait élargir marginalement le champ, mais Vaonis publie la même valeur de 2,5° × 1,4° pour les deux appareils. Restent l’autonomie, le stockage, l’anti-buée et la garantie. 900 € pour de l’endurance et du confort, pas pour de meilleures images.

    Vespera III vs Vespera Pro 2

    Le Vespera Pro 2 coûte 2 990 €, soit 500 € de plus, et change réellement de catégorie : capteur IMX676 de 12,5 Mpx contre IMX585 de 8,3 Mpx, champ carré de 1,6° × 1,6°, mosaïque à 50 Mpx contre 24 Mpx, stockage de 225 Go contre 115 Go. Le Vespera III conserve l’avantage du champ natif large, 2,5° × 1,4°. Si vous acceptez déjà de payer 2 490 €, les 500 € supplémentaires du Pro 2 achètent bien plus que les 900 € qui séparent le II du III.

    Vespera III vs Unistellar Odyssey

    L’Unistellar Odyssey est à 2 399 €, donc légèrement moins cher, avec 85 mm d’ouverture contre 50 mm mais un champ de seulement 0,56° × 0,75°. Ce sont deux philosophies opposées : l’Odyssey collecte plus de lumière sur une petite portion de ciel, le Vespera III couvre plus de 8 fois la surface en natif. Grandes nébuleuses et champs larges pour le Vespera III, objets compacts et petites galaxies pour l’Odyssey.

    Alternatives selon le budget

    • À 1 590 € : le Vespera II, même optique et même capteur, avec des tests publiés à l’appui.
    • Autour de 600 € : le Dwarf 3, 8,3 Mpx également et filtres inclus d’origine.
    • À 2 399 € : l’Unistellar Odyssey, 85 mm d’ouverture si vous privilégiez les objets compacts.
    • À 2 990 € : le Vespera Pro 2, 12,5 Mpx et 225 Go pour le meilleur de la gamme Vaonis.

    Questions fréquentes

    Le Vespera III vaut-il ses 900 € de plus que le Vespera II ?

    Uniquement si l’endurance vous importe : 11 h d’autonomie contre 4 h, 115 Go contre 25 Go, anti-buée de série et garantie 5 ans. L’ouverture, la focale et le capteur sont quasi identiques, donc rien ne permet d’attendre de meilleures images. Aucun test indépendant n’est venu confirmer ou infirmer ce raisonnement.

    Existe-t-il des tests du Vespera III ?

    Non, aucun test indépendant n’a été publié à ce jour. L’appareil est sorti le 11 avril 2026 et les seules données disponibles sont les spécifications constructeur. Toute affirmation sur ses performances mesurées est à considérer avec prudence.

    Le Vespera III est-il livré avec des filtres ?

    Non. Comme sur le Vespera II, aucun filtre n’est intégré et les filtres clipsables sont vendus en option. Le budget réel dépasse donc les 2 490 € annoncés si vous visez les nébuleuses en émission ou le Soleil.

    Quel est le champ réel du Vespera III ?

    2,5° × 1,4° en natif et 4,33° × 2,43° en mosaïque CovalENS, pour 24 Mpx. Ce sont les mêmes valeurs que celles publiées pour le Vespera II, malgré une focale ramenée de 250 à 245 mm.

    Peut-on l’utiliser toute la nuit sans alimentation externe ?

    C’est précisément son argument : 11 h d’autonomie annoncées couvrent une nuit d’hiver complète sous nos latitudes, et les 115 Go répondent à la même logique. Ces chiffres restent des valeurs constructeur, non vérifiées par un test indépendant.

  • Vaonis Vespera Pro 2

    2 990 € pour un quadruplet apochromatique redessiné, un capteur carré de 12,5 Mpx, 50 Mpx en mosaïque et un trépied carbone inclus : sur le papier, le Vespera Pro 2 est l’offre la plus dense du catalogue Vaonis. Une réserve majeure : sorti le 11 avril 2026, il n’a fait l’objet d’aucun test indépendant publié à ce jour, et tout ce qui suit repose sur ses seules spécifications constructeur.

    Verdict en trois lignes

    Le Vespera Pro 2 corrige la principale limite de la gamme : la définition. Là où les modèles à capteur 8,3 Mpx plafonnent, il embarque un Sony IMX676 couleur de 1/1,6″ en 3536 × 3536 pixels, soit 12,5 Mpx par image et 50 Mpx en mosaïque CovalENS. L’optique suit : quadruplet apochromatique à trois groupes redessiné, 50 mm d’ouverture, 245 mm de focale, f/4,9, échantillonnage de 1,6″/px, magnitude limite annoncée de 16. Le reste vise l’usage multi-nuits : 11 h d’autonomie, 225 Go, 30 emplacements, anti-buée intégré, 5 kg, garantie 5 ans, aucun abonnement.

    La nuance est simple : personne n’a publié de mesures indépendantes sur ce modèle. Ni le suivi réel, ni la qualité d’empilement, ni le bord de champ ne sont vérifiables aujourd’hui. Si vous voulez un appareil dont le terrain est documenté, prenez le Vespera III à 2 490 €, moins défini mais installé depuis plus longtemps. Si l’observation visuelle assistée prime sur la photo, l’Unistellar eQuinox 2 relève d’une autre logique pour un budget voisin.

    Le Vespera Pro 2 est fait pour vous si…

    • Vous imprimez en grand format. 3536 × 3536 pixels natifs, 50 Mpx après assemblage CovalENS : une marge de recadrage qu’aucun capteur 8,3 Mpx de la catégorie n’offre.
    • Vous enchaînez les nuits sur la même cible. Les 30 emplacements multi-nuits et les 225 Go de stockage permettent d’accumuler du signal sur plusieurs sessions sans vider l’appareil entre deux sorties.
    • Vous voulez traiter vous-même. Mode Expert et accès RAW inclus sans abonnement : l’empilement externe reste possible.
    • Vous vous déplacez à pied. 5 kg, trépied carbone fourni, 11 h d’autonomie et anti-buée intégré : poids, énergie et humidité couverts sans achat complémentaire.
    • Vous visez les grands champs. 1,6° × 1,6° en natif, 4,18° × 2,45° en mosaïque : de quoi cadrer les ensembles les plus étendus.

    À éviter si…

    • Vous refusez d’acheter un produit non testé. Aucun test indépendant publié à ce jour : 2 990 € engagés sur la seule foi d’une fiche technique restent un pari.
    • Vous voulez faire du planétaire. 245 mm de focale et 1,6″/px condamnent la résolution sur des disques de quelques dizaines de secondes d’arc.
    • Le budget est votre critère premier. Le Vespera III à 2 490 € ou le Seestar S50 couvrent l’essentiel du ciel profond pour moins cher.
    • Vous cherchez une vision à l’oculaire. Il n’y en a pas : tout passe par l’écran, contrairement à l’Odyssey Pro.

    Ce qu’il vaut vraiment sur le terrain

    Ciel profond

    C’est la vocation affichée, et les spécifications sont cohérentes entre elles. Une magnitude limite annoncée de 16 avec seulement 50 mm d’ouverture suppose une accumulation longue, donc des sessions en heures — ce que l’autonomie de 11 h et les 30 emplacements multi-nuits rendent possibles. Le champ natif convient aux nébuleuses et amas moyens ; les grands complexes réclament la mosaïque. Nous insistons : tout cela décrit ce que l’appareil devrait faire, pas ce qu’un testeur a mesuré.

    Lune et Soleil

    Avec 1,6° de champ, la Lune, qui couvre environ un demi-degré, occupe à peu près le tiers de l’image : le disque entier tient largement, mais l’échantillonnage de 1,6″/px limite le détail sur les petits cratères. Attendez-vous à des vues d’ensemble propres, pas à de la haute résolution lunaire. Côté solaire, la fiche technique Vaonis ne documente aucun filtrage dédié : nous ne pouvons ni confirmer ni recommander cet usage, qui exige un filtre certifié en amont de l’optique.

    Planètes

    Le calcul tranche seul. À 1,6 seconde d’arc par pixel, une planète large de quelques dizaines de secondes d’arc ne couvre que quelques dizaines de pixels, et aucune optique ne compense un échantillonnage aussi grossier. Le quadruplet f/4,9 et ses photosites de 2 µm visent le grand champ, pas l’imagerie planétaire. Si les planètes vous intéressent, ce budget est mal placé.

    Capteur carré et mosaïque 50 Mpx : ce que ça change au cadrage

    Un capteur 3536 × 3536 n’a pas d’orientation. La question « portrait ou paysage » disparaît : vous centrez la cible et choisissez le format au recadrage, sans recommencer une session parce que l’objet dépassait dans le mauvais sens — un confort réel sur les cibles allongées. La mosaïque CovalENS ajoute l’autre moitié de l’équation : champ porté à 4,18° × 2,45° et définition à 50 Mpx, format large adapté aux ensembles très étendus. Au tirage, la réserve est considérable : un recadrage agressif dans une mosaïque conserve encore plus de pixels qu’une image native de bien des concurrents. Contrepartie, plusieurs panneaux allongent d’autant la session et l’assemblage dépend du suivi sur toute la durée — le genre de point qu’un test indépendant devra vérifier.

    Points forts

    • Définition annoncée la plus élevée de la catégorie : 12,5 Mpx natifs, 50 Mpx en mosaïque.
    • Trépied carbone et anti-buée inclus, aucun accessoire à racheter.
    • 11 h d’autonomie, 225 Go de stockage, 30 emplacements multi-nuits.
    • Aucun abonnement : mode Expert et accès RAW dans Singularity.
    • 5 kg et garantie 5 ans, la plus longue de la catégorie.

    Points faibles

    • Aucun test indépendant publié à ce jour : les performances restent déclaratives.
    • 50 mm d’ouverture seulement, d’où des poses cumulées longues.
    • Inadapté au planétaire à 1,6″/px et 245 mm de focale.
    • Ni oculaire ni vision directe, tout passe par l’écran.
    • Positionnement délicat face au Vespera Pro de 2024, encore vendu 2 790 €.

    Le Vespera Pro 2 face à ses concurrents directs

    Vespera Pro 2 vs Vaonis Vespera III

    500 € séparent les deux. Le Vespera III à 2 490 € s’appuie sur un IMX585 de 8,3 Mpx et un champ de 2,5° × 1,4°, plus large en natif mais moins défini ; le Pro 2 riposte avec 12,5 Mpx sur capteur carré et la mosaïque 50 Mpx. Le Vespera III garde un avantage que la fiche technique ne dit pas : il est déjà entre les mains des testeurs. Si vous imprimez et recadrez, payez les 500 € de plus ; si vous voulez la sécurité d’un comportement documenté, le Vespera III reste le choix rationnel aujourd’hui.

    Vespera Pro 2 vs Unistellar Odyssey Pro

    L’Odyssey Pro coûte 4 199 €, soit 1 209 € de plus, et joue sur un autre terrain : 85 mm d’ouverture contre 50 mm, et un oculaire OLED co-développé avec Nikon qui restitue une observation à l’œil, absente chez Vaonis. Le Pro 2 répond par la définition. L’Odyssey Pro se justifie si l’expérience d’observation compte autant que l’image finale ; sinon le Vespera Pro 2 offre plus de pixels pour 1 209 € de moins.

    Vespera Pro 2 vs Celestron Origin Mark II

    Le Celestron Origin Mark II à 5 299 € joue dans une autre catégorie : RASA de 152 mm à f/2,2, IMX678 de 8,3 Mpx. L’ouverture et le f/D très rapide raccourcissent les poses ; en contrepartie, 18,87 kg contre 5 kg et 2 309 € de plus. L’Origin Mark II est un instrument de poste fixe ou de coffre de voiture, le Vespera Pro 2 un instrument qu’on emporte à pied : c’est cette différence-là, pas la définition, qui doit décider.

    Alternatives selon le budget

    Questions fréquentes

    Le Vespera Pro 2 a-t-il été testé de façon indépendante ?

    Non. À ce jour, aucun test indépendant du Vespera Pro 2 n’a été publié : tout ce qui figure ici vient des spécifications constructeur. Cette fiche sera mise à jour dès que des mesures externes existeront.

    Quelle différence avec le Vespera Pro de 2024 ?

    Ce sont deux produits distincts. Le Vespera Pro de 2024 affiche 250 mm de focale à f/5 et reste vendu 2 790 € par Vaonis, mais il est remplacé commercialement par le Pro 2 et son quadruplet redessiné de 245 mm à f/4,9. L’écart de prix n’est que de 200 € : à ce tarif, le Pro 2 est le choix logique.

    Faut-il un abonnement pour l’utiliser ?

    Non. L’application Singularity est gratuite et inclut le mode Expert et l’accès aux fichiers RAW, ce qui permet de traiter les images hors de l’écosystème Vaonis.

    Que signifient les 50 Mpx en mosaïque CovalENS ?

    Le capteur produit 12,5 Mpx par image sur 1,6° × 1,6°. CovalENS assemble plusieurs panneaux pour couvrir 4,18° × 2,45° et atteindre 50 Mpx, au prix d’une session plus longue.

    Combien de temps fonctionne-t-il sans recharge ?

    Vaonis annonce 11 h, soit une nuit complète en hiver. Avec 225 Go et 30 emplacements multi-nuits, l’appareil tient plusieurs sorties sans transfert intermédiaire. Cette autonomie n’a pas encore été vérifiée par un test externe.

  • Vaonis Stellina

    Arrêté par Vaonis courant 2024, le Stellina ne se trouve plus neuf : son dernier tarif officiel était de 3 999 €, et cette fiche s’adresse désormais à qui envisage une occasion. Le constructeur maintient le support et les mises à jour, ce qui rend l’achat d’occasion défendable — mais face aux Vespera actuels, ses 6,4 Mpx et ses 11,2 kg pèsent lourd.

    Verdict en trois lignes

    Sorti en 2019 après un prototype en 2018, le Stellina fut le premier télescope intelligent grand public abouti : alignement automatique par plate-solving, autofocus, dérotateur de champ motorisé, chauffage anti-rosée, capteur de pluie et hygromètre intégrés, le tout assemblé à Montpellier et piloté par une application jugée élégante. Optiquement, un montage réfracteur-réflecteur à foyer Nasmyth de 80 mm ouvert à f/5 pour 400 mm de focale, avec un capteur Sony IMX178 couleur BSI CMOS de 1/1,8″ en 3096 × 2080 pixels, soit 6,4 Mpx, convertisseur 14 bits, champ de 1° × 0,7°. Point unique dans la gamme Vaonis : un filtre CLS anti-pollution lumineuse intégré.

    La sanction du temps est sévère. Le doublet ED — et non un triplet — laisse une aberration chromatique résiduelle relevée en test, les 6,4 Mpx sont jugés bas pour le prix demandé, le Wi-Fi décroche souvent, l’autonomie plafonne à environ 5 h et le catalogue compte environ 300 objets contre plus de 5 000 ailleurs. Si vous cherchez aujourd’hui un instrument équivalent mais actuel, regardez le Vespera III à 2 490 € ou le Vespera Pro 2 à 2 990 € : moins chers que le dernier tarif du Stellina, plus légers, mieux définis.

    Le Stellina est fait pour vous si…

    • Vous observez en pleine ville. Le filtre CLS anti-pollution lumineuse est intégré, seul cas dans toute la gamme Vaonis : rien à visser, rien à acheter en plus.
    • Vous trouvez une occasion nettement décotée. À 3 999 € il était difficile à défendre ; plusieurs centaines d’euros sous les 2 490 € du Vespera III, l’équation change.
    • Vous voulez de l’ouverture chez Vaonis. 80 mm à f/5 et 400 mm de focale, contre 245 mm pour le Vespera Pro 2 : aucun modèle actuel de la marque n’aligne autant.
    • Vous laissez l’instrument dehors sans surveillance. Capteur de pluie, hygromètre, chauffage anti-rosée et autofocus sont intégrés — un niveau d’équipement rare, encore aujourd’hui.
    • Vous refusez tout abonnement. Aucun abonnement n’a jamais été requis, et Vaonis maintient support et mises à jour malgré l’arrêt du produit.

    À éviter si…

    • Vous voulez un produit encore commercialisé. Il est arrêté depuis 2024 : plus de stock neuf, et l’occasion implique d’accepter un modèle que Vaonis ne commercialise plus.
    • Vous transportez votre matériel. 11,2 kg pour 49 × 39 × 13 cm, avec une hauteur de travail de 86 cm qui masque l’horizon : c’est encombrant et contraignant sur le terrain.
    • Vous visez la définition. 6,4 Mpx, quand le Vespera Pro 2 annonce 12,5 Mpx natifs et 50 Mpx en mosaïque.
    • Vous comptez photographier les planètes. Le Stellina est jugé mauvais en planétaire par les tests : ce n’est pas son terrain.

    Ce qu’il vaut vraiment sur le terrain

    Ciel profond

    C’est là qu’il conserve des arguments. Les 80 mm à f/5 collectent plus de lumière que les Vespera actuels, et le dérotateur de champ motorisé autorise des poses cumulées longues sans rotation de champ. L’alignement automatique et le plate-solving font le reste : les testeurs soulignent qu’une cible est trouvée et photographiée en quelques minutes. La limite est ailleurs : un champ de 1° × 0,7° reste serré, aucune mosaïque n’est documentée sur ce modèle — CovalENS n’existe que sur la gamme Vespera — et les 6,4 Mpx bornent la finesse du résultat, décrit comme basse résolution au regard du tarif d’origine.

    Lune et Soleil

    Avec 400 mm de focale et un champ de 1° × 0,7°, la Lune, qui couvre environ un demi-degré, occupe une bonne moitié de la largeur du champ : cadrage confortable, disque entier. C’est la cible sur laquelle la focale plus longue du Stellina prend un avantage net sur les Vespera. Côté solaire, les sources ne documentent aucun dispositif de filtrage livré avec l’instrument : sans filtre certifié en amont de l’optique, l’observation du Soleil est à exclure, et nous ne pouvons confirmer qu’un accessoire homologué existe encore pour ce modèle arrêté.

    Planètes

    Les tests sont explicites : le Stellina est mauvais en planétaire. Une focale de 400 mm et des photosites de 2,4 µm ne donnent pas l’échantillonnage nécessaire pour détailler les bandes de Jupiter, et le doublet ED aggrave le problème en laissant une aberration chromatique résiduelle, précisément le défaut le plus visible sur des cibles brillantes et contrastées. Si les planètes comptent, ce n’est pas cet instrument qu’il faut chercher d’occasion.

    Ciel urbain : ce que change le filtre CLS intégré

    C’est la vraie singularité du Stellina, et la raison pour laquelle il garde une pertinence. Aucun autre modèle Vaonis n’embarque un filtre CLS anti-pollution lumineuse en interne. Sur un balcon de centre-ville, cela signifie une atténuation du fond de ciel sans manipulation, sans accessoire à visser ni à acheter, et sans risque de filtre mal adapté au chemin optique. Combiné aux 80 mm d’ouverture, le dispositif permet de travailler depuis des sites que beaucoup jugeraient perdus. La contrepartie est structurelle : un filtre intégré est un filtre imposé, ce qui pèse sur les cibles à spectre large sous ciel noir. Le Stellina est donc, par conception, un instrument de ville — c’est ainsi qu’il faut évaluer une occasion.

    Points forts

    • Alignement automatique et plate-solving : cible trouvée et photographiée en quelques minutes.
    • Équipements intégrés rares : autofocus, dérotateur de champ motorisé, anti-rosée, capteur de pluie, hygromètre.
    • Filtre CLS anti-pollution lumineuse intégré, seul modèle Vaonis dans ce cas.
    • Application élégante et efficace, aucune collimation à effectuer.
    • Aucun abonnement, support et mises à jour maintenus par Vaonis malgré l’arrêt.

    Points faibles

    • Très cher pour 6,4 Mpx : images jugées basse résolution au regard des 3 999 € d’origine.
    • Wi-Fi qui décroche souvent, signalé de façon récurrente en test.
    • Autonomie d’environ 5 h contre 11 h chez les concurrents actuels.
    • Catalogue d’environ 300 objets contre plus de 5 000 ailleurs, et construction plastique.
    • 11,2 kg encombrants et hauteur de travail de 86 cm qui masque l’horizon.

    Le Stellina face à ses remplaçants actuels

    Stellina vs Vaonis Vespera III

    Le Vespera III à 2 490 € coûte 1 509 € de moins que le dernier tarif du Stellina, pèse une fraction de ses 11,2 kg et tient une nuit entière là où le Stellina s’arrête vers 5 h. Le Stellina conserve l’ouverture, la focale et son filtre CLS intégré. Sauf occasion très décotée et usage strictement urbain, le Vespera III est le choix évident aujourd’hui.

    Stellina vs Vaonis Vespera Pro 2

    Le Vespera Pro 2 à 2 990 € oppose 12,5 Mpx natifs et 50 Mpx en mosaïque CovalENS aux 6,4 Mpx du Stellina, avec 11 h d’autonomie et 5 kg. Il n’a toutefois fait l’objet d’aucun test indépendant publié, quand le Stellina est documenté depuis 2019. Le Pro 2 gagne sur toute la ligne technique, à condition d’accepter un produit dont les performances restent déclaratives.

    Stellina vs Unistellar eQuinox 2

    L’eQuinox 2 à 2 599 € est le concurrent le plus proche par la philosophie : instrument autonome, catalogue large, et surtout 114 mm d’ouverture contre 80 mm au Stellina. Il coûte 1 400 € de moins que le dernier tarif Vaonis. Plus d’ouverture pour moins cher et un produit toujours commercialisé : l’eQuinox 2 rend l’achat d’un Stellina neuf indéfendable, et l’occasion discutable.

    Alternatives selon le budget

    • Le plus abordable : le Seestar S50 ou le Dwarf 3, sans commune mesure de prix.
    • Le cran en dessous chez Vaonis : le Vespera II, l’entrée de gamme de la marque.
    • Autour de 2 500 € : le Vespera III à 2 490 € ou l’eQuinox 2 à 2 599 € et ses 114 mm.
    • Autour de 3 000 € : le Vespera Pro 2 à 2 990 €, le successeur naturel du positionnement Stellina.

    Questions fréquentes

    Peut-on encore acheter un Stellina neuf ?

    Non. Vaonis a arrêté le produit courant 2024 et l’indique noir sur blanc. On ne le trouve plus neuf ; seul le marché de l’occasion permet encore d’en acquérir un.

    Vaonis assure-t-il encore le support ?

    Oui. Le constructeur a confirmé que le support et les mises à jour logicielles restent assurés malgré l’arrêt de la commercialisation. C’est le principal argument en faveur d’un achat d’occasion.

    Quelle est la capacité de stockage interne ?

    Les sources disponibles ne chiffrent pas le stockage interne du Stellina, et nous préférons ne pas avancer de valeur. Ce qui est documenté : la récupération des images passe par les ports USB et par le smartphone.

    Le Stellina sait-il faire des mosaïques comme les Vespera ?

    Non. Aucune fonction de mosaïque n’est documentée sur ce modèle. CovalENS, la technologie de mosaïque de Vaonis, n’existe que sur la gamme Vespera, ce qui limite le Stellina à son champ natif de 1° × 0,7°.

    Pourquoi ses images présentent-elles du chromatisme ?

    Parce que l’optique repose sur un doublet ED et non sur un triplet. Cette configuration laisse une aberration chromatique résiduelle, relevée en test, surtout visible sur les étoiles brillantes et les cibles très contrastées.

  • Vaonis Hestia

    Le Vaonis Hestia n’est pas un télescope intelligent : c’est un module optique passif de 30 mm d’ouverture qui transforme votre smartphone en instrument d’observation, à partir de 189 € en pack Essential. Il excelle sur un seul sujet, la Lune, et son absence totale de motorisation le disqualifie pour à peu près tout le reste.

    Verdict en trois lignes

    L’Hestia est un objet honnête à condition de comprendre ce qu’il est : un système à prismes et lentilles, six lentilles en trois groupes, sans capteur, sans batterie, sans le moindre composant électronique. Vous clipsez votre téléphone dessus et c’est lui qui fait tout le travail de prise de vue et de stockage. Le grossissement est fixé à 25×, le champ à 1,8°. La presse spécialisée est cohérente : 4/5 chez BBC Sky at Night, 4/5 chez Skies & Scopes, avec le même constat, des images lunaires excellentes et une portabilité imbattable pour 850 g.

    Le problème n’est pas la qualité de fabrication, il est structurel. La monture alt-azimutale est manuelle, sans motorisation ni suivi : la Terre tourne, votre cible sort du champ, et vous recadrez à la main. Le ciel profond est donc hors de portée dans son acception moderne, celle de l’empilement de poses. Et pendant toute la session, votre téléphone est immobilisé sur l’instrument. Si vous cherchez réellement à photographier des galaxies et des nébuleuses, passez directement au Seestar S30 à 399 € ou au Dwarf Mini à 419 € : ce sont de vrais télescopes motorisés, et l’écart de prix avec un pack Ultimate à 299 € est dérisoire au regard de l’écart de capacités.

    Le Vaonis Hestia est fait pour vous si…

    • La Lune est votre sujet principal. Avec 1,8° de champ, le disque lunaire (environ 0,5°) s’inscrit largement dans l’image, et c’est le domaine où l’Hestia récolte ses meilleures notes de test, chez BBC Sky at Night comme chez Skies & Scopes.
    • Vous voulez un instrument que l’on oublie dans un sac. 850 g pour l’ensemble, environ 500 g pour le tube seul : aucun télescope intelligent motorisé n’approche ce chiffre.
    • Vous observez là où il n’y a pas d’électricité. Zéro batterie, zéro composant électronique : l’Hestia ne se recharge pas et ne connaît pas d’autonomie limitée. Seul votre téléphone consomme.
    • Vous changez souvent de smartphone. N’embarquant aucun capteur, il profite mécaniquement de chaque génération de téléphone : c’est l’argument central relevé par Skies & Scopes.
    • Vous voulez faire découvrir l’astronomie à des enfants. Pas d’appairage, pas de mise en station, pas d’abonnement : l’application Gravity by Vaonis est gratuite et le téléphone se clipse sans aucune connectivité à configurer.

    À éviter si…

    • Vous visez le ciel profond. Sans suivi motorisé, l’empilement de poses longues sur une galaxie ou une nébuleuse n’est pas envisageable dans les conditions d’un télescope automatisé.
    • Vous voulez observer le Soleil pour moins de 259 €. Le filtre solaire n’est fourni que dans les packs Solar (259 €) et Ultimate (299 €) : les packs Essential et Standard ne permettent aucune observation solaire.
    • Vous avez besoin de votre téléphone pendant la session. Il est physiquement immobilisé sur le module pendant toute l’observation, et c’est aussi lui qui sert de stockage.
    • Vous êtes agacé par une mise au point capricieuse. C’est le reproche le plus constant des tests : le curseur de mise au point est peu efficace et le réglage reste aléatoire.

    Ce qu’il vaut vraiment sur le terrain

    Ciel profond

    C’est la limite dure de l’Hestia, et elle est double. D’abord l’ouverture : 30 mm collectent peu de lumière. Ensuite et surtout l’absence de suivi, qui interdit de compenser cette faiblesse par des poses cumulées, la stratégie qui fait toute la valeur des télescopes motorisés. Les tests convergent : le ciel profond est fortement limité. Si c’est votre objectif, l’Hestia est le mauvais achat, quel que soit son prix.

    Lune et Soleil

    La Lune est sa spécialité, et c’est mérité : objet brillant, sans pose longue, qui tient confortablement dans 1,8° de champ. Les images obtenues sont jugées excellentes par la presse spécialisée. Le Soleil est une autre histoire. Avec le filtre des packs Solar ou Ultimate, les tests décrivent des images voilées, pâles et manquant de contraste. Ne choisissez pas un pack Solar en pensant obtenir la même réussite que sur la Lune.

    Planètes

    Le grossissement est fixe, à 25×. À ce niveau, Jupiter et Saturne restent des points marqués. Vaonis n’a jamais publié la focale ni le rapport f/ de l’Hestia, ce qui empêche tout calcul d’échantillonnage, mais le résultat pratique ne fait aucun doute : le planétaire détaillé n’est pas dans le périmètre de cet instrument.

    Portabilité et usage nomade

    C’est ici que l’Hestia gagne. 850 g, aucune alimentation, aucune connexion sans fil à établir, pas de mise en station : le module se transporte dans un sac à dos ordinaire et se met en œuvre en quelques dizaines de secondes. Pour une randonnée ou une soirée improvisée sur un balcon, c’est un argument que ne peut opposer aucun télescope motorisé de 5 kg avec batterie et trépied. Le revers est connu : la monture manuelle impose de recadrer sans cesse.

    Points forts

    • Portabilité extrême, 850 g pour l’ensemble
    • Aucune alimentation, aucune batterie à gérer
    • Images lunaires excellentes, sa vraie spécialité
    • Progresse avec chaque nouvelle génération de smartphone
    • Application Gravity gratuite, sans abonnement

    Points faibles

    • Mise au point aléatoire, curseur peu efficace
    • Images solaires voilées et peu contrastées
    • Aucun suivi : ciel profond très limité
    • Téléphone immobilisé pendant toute la session
    • Filtre solaire réservé aux packs à 259 € et plus

    Le Vaonis Hestia face à ses concurrents directs

    Hestia vs Seestar S30

    Comparaison inégale mais inévitable, car les deux se disputent le même acheteur débutant. Le Seestar S30 coûte 399 €, soit 100 € de plus qu’un pack Ultimate, et c’est un télescope motorisé complet : monture GoTo, capteur intégré, suivi automatique, empilement de poses. Là où l’Hestia s’arrête à la Lune, le S30 attaque les nébuleuses. L’Hestia reprend l’avantage sur un seul terrain, celui du poids et de l’absence d’alimentation. Pour 100 € d’écart, le Seestar S30 fait tout ce que l’Hestia ne peut pas faire : si votre budget atteint 299 €, il atteint 399 €.

    Hestia vs Dwarf Mini

    Le Dwarf Mini est à 419 € pour 840 g, soit 10 g de moins que l’Hestia. C’est l’argument qui fait mal : le principal atout revendiqué par le module Vaonis, sa légèreté, est égalé par un instrument motorisé et autonome. Restent deux différences réelles en faveur de l’Hestia, l’absence de batterie à recharger et le prix d’entrée à 189 €. Quand un concurrent motorisé pèse le même poids, l’argument de la portabilité ne suffit plus à justifier l’absence de suivi.

    Hestia vs les télescopes intelligents en général

    Il faut le dire clairement : l’Hestia n’appartient pas à la même catégorie que le Seestar S50, le Dwarf 3 ou le Vespera II. Ces appareils travaillent pendant que vous faites autre chose ; l’Hestia est une aide optique passive qui demande votre attention permanente. Le comparer sur les nébuleuses n’a pas de sens, le comparer sur le prix d’entrée et la simplicité en a. Achetez-le pour ce qu’il est, un accessoire lunaire nomade, jamais comme un télescope intelligent à petit prix.

    Alternatives selon le budget

    • Moins de 420 € : le Seestar S30 à 399 € ou le Dwarf Mini à 419 €, les deux vraies portes d’entrée motorisées.
    • Autour de 500 € : le Seestar S50 à 499 €, 50 mm d’ouverture et suivi automatique.
    • De 529 à 599 € : le Dwarf 3, 8,3 Mpx avec filtres inclus, sans surcoût d’options.
    • À partir de 1 590 € : le Vespera II, si vous voulez rester chez Vaonis avec une vraie capacité ciel profond.

    Questions fréquentes

    Le Vaonis Hestia est-il un vrai télescope ?

    C’est un instrument d’observation optique, mais pas un télescope autonome : il n’a ni capteur, ni électronique, ni motorisation. Il redirige la lumière vers le capteur de votre smartphone grâce à un système de prismes et de six lentilles réparties en trois groupes. Sans téléphone, il ne produit aucune image.

    Quelle est la focale du Vaonis Hestia ?

    Vaonis n’a jamais publié la focale ni le rapport f/ de l’Hestia. Les seules données optiques officielles sont l’ouverture de 30 mm, le grossissement de 25× et le champ de 1,8°. Méfiez-vous des valeurs qui circulent en ligne : elles ne proviennent pas du constructeur.

    Peut-on observer les planètes avec l’Hestia ?

    Pas de façon détaillée. Le grossissement fixe de 25× associé à 30 mm d’ouverture permet de repérer les planètes brillantes, pas d’en révéler la surface. Pour le planétaire, ce n’est pas le bon instrument.

    Faut-il obligatoirement le pack Solar pour observer le Soleil ?

    Oui. Le filtre solaire n’est inclus que dans les packs Solar à 259 € et Ultimate à 299 €. Les packs Essential (189 €) et Standard (229 €) n’en contiennent pas, et observer le Soleil sans filtre adapté est dangereux.

    Y a-t-il un abonnement pour utiliser l’Hestia ?

    Non. L’application Gravity by Vaonis est gratuite et sans abonnement, et le stockage des images se fait sur la mémoire de votre smartphone.

  • Vaonis Vespera II

    Le Vaonis Vespera II est un télescope intelligent de 50 mm à f/5 vendu 1 590 € en version solo, capable de photographier galaxies et nébuleuses en autonomie complète après trois à cinq minutes de mise en station. Son tarif affiché est pourtant trompeur : sans le moindre filtre intégré, la facture réelle grimpe vite.

    Verdict en trois lignes

    Techniquement, le Vespera II est un réfracteur apochromatique quadruplet avec correcteur de champ, 50 mm d’ouverture, 250 mm de focale, ouvert à f/5, associé à un capteur couleur Sony IMX585 de format 1/1,2″ et de 2,9 µm de photosite. Il délivre 8,3 Mpx en 3840 × 2160, et jusqu’à 24 Mpx via la mosaïque CovalENS, qui fait passer le champ de 2,5° × 1,4° à 4,33° × 2,43°. La mise en station automatique en trois à cinq minutes lui a valu un 4,5/5 chez BBC Sky at Night, et les tests s’accordent sur des galaxies et nébuleuses étonnamment lumineuses et colorées, y compris en zone polluée.

    Les réserves sont réelles. L’autonomie plafonne à environ 4 h sur sa batterie de 7 000 mAh, les images sont parfois jugées un peu molles avec un refocus qui n’est pas toujours parfait, le planétaire lui échappe et le trépied fourni est trop bas. Surtout, aucun filtre n’est intégré : solaire à 179 €, anti-pollution CLS à 229 €, dual-band à 399 €, tous en option. Si votre budget peut absorber ces suppléments, regardez sérieusement le Dwarf 3 qui livre ses filtres d’origine ; si vous cherchez plutôt de l’endurance, le Vespera III annonce 11 h d’autonomie.

    Le Vespera II est fait pour vous si…

    • Vous voulez être opérationnel en moins de cinq minutes. La mise en station est entièrement automatique et prend trois à cinq minutes, le point le mieux noté de l’appareil chez BBC Sky at Night avec 4,5/5.
    • Vous photographiez depuis une ville. Les tests décrivent des galaxies et des nébuleuses lumineuses et colorées même en zone polluée, ce qui est le cas d’usage principal de ce type d’instrument.
    • Les grands champs vous intéressent. 2,5° × 1,4° en natif, et surtout 4,33° × 2,43° en mosaïque CovalENS avec 24 Mpx à la clé, de quoi cadrer les grandes nébuleuses en entier.
    • Vous transportez souvent votre matériel. 5 kg, Wi-Fi intégré, USB-C, batterie de 7 000 mAh embarquée : aucun câble d’alimentation à tirer sur le terrain.
    • Vous refusez les abonnements. L’application Singularity est gratuite et le stockage de 25 Go est interne, sans service payant imposé.

    À éviter si…

    • Votre budget s’arrête à 1 590 €. C’est le prix hors filtres. Ajoutez 229 € pour le CLS ou 399 € pour le dual-band et vous dépassez les 1 800 € à 2 000 € pour un usage réellement complet.
    • Vous voulez observer les planètes. 250 mm de focale à f/5 : la configuration est faite pour le grand champ, et les tests confirment que le planétaire n’est pas dans ses cordes.
    • Vos nuits durent plus de quatre heures. L’autonomie mesurée tourne autour de 4 h ; au-delà, il faut prévoir une alimentation externe.
    • Vous cherchez l’observation visuelle. Il n’y a aucun oculaire : tout passe par l’écran de votre téléphone ou de votre tablette.

    Ce qu’il vaut vraiment sur le terrain

    Ciel profond

    C’est sa raison d’être et son meilleur terrain. Le quadruplet apochromatique avec correcteur de champ tient les étoiles jusque dans les coins, et l’IMX585 avec ses photosites de 2,9 µm encaisse correctement les fonds de ciel urbains. Les retours de tests parlent de nébuleuses et de galaxies lumineuses et colorées bien plus vite qu’on ne l’attendrait d’une ouverture de 50 mm, l’empilement automatique faisant l’essentiel du travail. Le bémol récurrent porte sur la finesse : certaines images ressortent un peu molles, et le refocus automatique n’atteint pas toujours le meilleur réglage. Sur les nébuleuses en émission, un filtre dual-band change tout, mais il coûte 399 € de plus.

    Lune et Soleil

    La Lune tient largement dans 2,5° × 1,4°, mais à 250 mm de focale elle occupe une portion modeste du cadre : vous obtiendrez un disque propre, pas un gros plan de cratères. Pour le Soleil, il faut impérativement le filtre solaire optionnel à 179 €, aucune protection n’étant intégrée. Ce sont des usages secondaires, à considérer comme des bonus et non comme des arguments d’achat.

    Planètes

    À écarter. La focale de 250 mm et le rapport f/5 sont dimensionnés pour le grand champ, pas pour l’échelle d’image qu’exige le planétaire. Les tests sont unanimes : le Vespera II est inadapté à cet usage. Si Jupiter et Saturne comptent pour vous, il faut regarder du côté des instruments à longue focale comme l’Unistellar Odyssey, et encore, avec des attentes mesurées.

    Mosaïque CovalENS et grands champs

    C’est l’atout différenciant face aux concurrents chinois. CovalENS assemble automatiquement plusieurs cadrages pour porter le champ à 4,33° × 2,43° et la définition à 24 Mpx, soit près de trois fois la surface du champ natif. Sur les grands complexes nébuleux, la différence de rendu est spectaculaire et justifie à elle seule une partie de l’écart de prix avec un Seestar S50. Le champ natif est par ailleurs 1,56× plus large que celui du Vespera premier du nom.

    Points forts

    • Mise en station automatique en 3 à 5 minutes
    • Ciel profond lumineux et coloré même en ville
    • Mosaïque CovalENS jusqu’à 24 Mpx
    • Champ 1,56× plus large que le Vespera premier du nom
    • Aucun abonnement, application Singularity gratuite

    Points faibles

    • Autonomie limitée à environ 4 h
    • Images parfois molles, refocus perfectible
    • Coût réel très alourdi par les filtres en option
    • Inadapté au planétaire
    • Trépied fourni trop bas, aucun oculaire

    Le Vespera II face à ses concurrents directs

    Vespera II vs Vespera III

    Le Vespera III est vendu 2 490 €, soit 900 € de plus. Optiquement, on reste sur 50 mm avec une focale de 245 mm à f/4,9 et le même capteur IMX585 : l’écart ne se joue donc pas sur l’image. Il se joue sur l’endurance, avec 11 h d’autonomie contre 4 h, et sur le stockage, 115 Go contre 25 Go. Payer 900 € de plus pour la même optique et le même capteur n’a de sens que si vos nuits dépassent réellement quatre heures.

    Vespera II vs Seestar S50

    Le Seestar S50 affiche la même ouverture de 50 mm pour 499 €, soit près d’un tiers du prix. L’écart se situe ailleurs : la mosaïque CovalENS et ses 24 Mpx, la qualité du quadruplet apochromatique avec correcteur de champ, et une automatisation que les tests jugent supérieure. Reste que 1 091 € d’écart pour la même ouverture demandent une justification solide. Le S50 est le choix rationnel, le Vespera II celui du grand champ et de la finition.

    Vespera II vs Dwarf 3

    Le Dwarf 3 se situe entre 529 et 599 € et propose la même définition de 8,3 Mpx, avec un argument redoutable : ses filtres sont inclus. Face à un Vespera II qui facture 229 € le CLS et 399 € le dual-band, l’écart réel de budget ne se compte plus en centaines d’euros mais en multiples. Sur le rapport capacité/prix filtres compris, le Dwarf 3 met le Vespera II en difficulté frontale.

    Alternatives selon le budget

    • Moins de 500 € : le Seestar S50 à 499 €, même ouverture de 50 mm pour un tiers du prix.
    • Autour de 600 € : le Dwarf 3, 8,3 Mpx et filtres livrés d’origine.
    • À 2 490 € : le Vespera III, pour ses 11 h d’autonomie et ses 115 Go de stockage.
    • Au-delà de 2 990 € : le Vespera Pro 2, si la définition et le stockage priment sur le budget.

    Questions fréquentes

    Le Vespera II a-t-il besoin de filtres pour bien fonctionner ?

    Aucun filtre n’est intégré. L’appareil fonctionne sans, mais pour les nébuleuses en émission sous ciel pollué, le dual-band à 399 € ou le CLS à 229 € changent le résultat. C’est le principal piège budgétaire de ce modèle : comptez le prix des filtres dès le départ.

    Quelle est la vraie autonomie du Vespera II ?

    Environ 4 h avec sa batterie de 7 000 mAh, ce que confirment les tests. En hiver ou sur des sessions longues, prévoyez une batterie externe via l’USB-C, sans quoi vous devrez interrompre une acquisition en cours.

    Vespera II ou Seestar S50 ?

    Le Seestar S50 à 499 € offre la même ouverture pour bien moins cher. Le Vespera II se justifie si vous voulez la mosaïque CovalENS à 24 Mpx, le champ de 4,33° × 2,43° et une automatisation plus aboutie. En dehors de ces critères, l’écart de prix est difficile à défendre.

    Peut-on faire du planétaire avec le Vespera II ?

    Non, ce n’est pas son domaine. Avec 250 mm de focale à f/5, il est conçu pour le grand champ et le ciel profond. Les tests le classent explicitement comme inadapté au planétaire.

    Y a-t-il un abonnement à payer ?

    Non. L’application Singularity est gratuite et les images sont stockées sur les 25 Go internes, transférables via le Wi-Fi intégré ou l’USB-C. Aucun service payant n’est nécessaire pour utiliser l’appareil.

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